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Activités
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Office de Tourisme du Pays de Lanouaille
4 Place Bugeaud 24270 Lanouaille
Tél 05 53 62 17 82
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ARCHITECTURE RURALE
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Le Pays de Lanouaille se situe quasiment à
la limite des terrains métamorphiques du Massif Central et
des terrains sédimentaires du Bassin Aquitain d'où
un habitat extrêmement varié utilisant, comme il est
fréquent, les ressources de son environnement, osmose parfaite
entre le milieu naturel et le bâti traditionnel.

Au sud ouest, le village de Saint Sulpice est l'ultime témoin
de ce bassin, avec ses fermes et son patrimoine de pays construits
en blocs à peine équarris ou en moellons taillés
de calcaire jaune ocre. Lors de l'épierrage de leurs champs,
les anciens ont bâti des murets et des cabanes de vigne.
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(ferme de Saint Sulpice)
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Puis, en progressant vers l'est, vont apparaitre les gneiss dits
" de Saint Yrieix ". Les pierres, de couleur grise orangée
peuvent être facilement équarries. Les villages de
Sarrazac, Sarlande comportent de beaux exemples.

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Partout ailleurs, nos anciens ont utilisé la ressource locale,
le schiste vert, plat et feuilleté, plus austère,
ne se taillant pas, qu'ils ont éclairés de blocs de
quartz blanc ou rosé. Ils ont pu également y mélanger
des matériaux leur tombant sous la main : briques, gneiss,
calcaire et pierres de réemploi. Les paysans les plus modestes
ont alors utilisé le bois (chêne ou châtaignier)
pour faire les encadrements de portes et fenêtres.
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(linteau de Gandumas)
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Lorsque les moyens le permettaient, ils préféraient
le calcaire proche ou le granit de la région nontronnaise
pour les chaînages et les encadrements. Les linteaux des portes
pouvaient alors être facilement datés.
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Tout à l'est du pays, à Saint Cyr
les Champagnes, l'influence du bassin de Brive se fait sentir dans
l'utilisation du brasier ou du gré rouge.
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| Les maisons d'habitation étaient couvertes d'enduit
à la chaux. Les dépendances agricoles restaient brutes.
La mode, lors de restauration, est de libérer les façades
de leur crépi. Ce dernier, outre le fait qu'il embellissait
la construction, avait un rôle protecteur. |
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La présence d'édifices en brique vient s'ajouter
aux constructions traditionnelles. Un peu partout s'étaient
établies de petites tuileries-briqueteries utilisant l'argile
locale. Fin XIXème, à Lanouaille, le bloc école
de garçons-mairie-justice de paix a utilisé les matériaux
de la briqueterie locale de Monsieur Wallon, propriétaire
du château de la Durantie, après le Maréchal
Bugeaud.

A noter aussi les cheminées de l'ancienne tannerie de Miremont,
de la papeterie de Vaux à Payzac. Subsiste à Saint
Sulpice d'Excideuil une belle tuilerie inactive.
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Repères harmonieux dans le paysage, les grands toits pentus
couverts de tuiles plates ne nous laissent pas insensibles. Adoucis
pas les coyaux renvoyant l'eau, ils sont percés de lucarnes
ou de houteaux, ornés encore parfois d'épis de faîtage.
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(lucarne)
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(épi de faitage)
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(houteau)
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A la limite de la Corrèze, on trouve l'influence des ardoisières
proches. Parfois, des notables, pour se démarquer, ont utilisé
l'ardoise sur leurs demeures cossues. Ici ou là, subsistent
quelques échantillons de lauze de schiste sur des puits ou
des fontaines.
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Parmi les édifices utilitaires, il faut signaler
une particularité, les granges ovalaires.
Ce type de grange se rencontre dans une aire géographique très
limitée, à la jonction des trois départements
de la Haute-Vienne, la Corrèze et la Dordogne. Des 2000 recensées
au XIXème siècle, il n'en subsiste qu'une cinquantaine.
Véritables chefs-d'uvre d'architecture vernaculaire,
elles sont peut-être la survivance d'une technique analogue
en Angleterre, en Europe du Nord occidentale, en Espagne, Monténégro,
Macédoine...
Quel ingénieux voyageur a ramené, ici, la conception
de tels bâtiments agricoles dès le XVIII ème siècle
? Compagnon, charpentier de marine ?
Autrefois couverte de chaume, la toiture, s'élevant parfois
à 10 m de haut, descend jusqu'à 1 m du sol ; ni pignons
ni arêtes ; les arbalétriers de la charpente, parfois
" courbios ", prennent appui sur 4 ou 6 poteaux partant
du sol. Un muret en appareillage de divers matériaux ceinture
la grange abritant l'étable avec ses " cornadis "
et le fenil. Sous une avancée du toit, un haut portail à
2 ventaux accueillait les charrettes de foin et parfois de blé.
Une ou deux petites portes permettait l'entrée des animaux.
Quatre de ces granges, sur la commune de Payzac, sont protégées
au titre des Monuments Historiques. Un circuit en voiture permet d'en
approcher une douzaine, toutes privées. Même si les tôles
qui les recouvrent sont peu esthétiques, elles ont permis de
les protéger et de les conserver jusqu'à nos jours.
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Si nous remontons l'horloge du temps, nous pouvons citer deux vestiges,
témoins de l'utilisation de la roche locale : le dolmen de
la Morelie près de Payzac constitué d'énormes
blocs de schiste et le mur vitrifié de Castelsarrazi à
Gandumas près de Dussac. (ci-dessous)
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Ce dernier provient d'un camp celte du Vème siècle,
amalgame en fusion de schiste, calcaire et bois. |
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Nous redoutons parfois de laisser le regard vagabonder et se heurter
à des constructions neuves anarchiques. Nous reprendrons la mise
en garde de l'auteur périgourdin Michel Testut dans l'ouvrage "
Paysages, attention danger " :
"
En Périgord, nos paysages
contribuent à notre identité ".
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