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SITE DU PUY DES AGES
Le site du Puy des Ages, dit " monadnock ", est un des
deux Espaces Naturels Sensibles de la Dordogne, situés à
l'extrême nord-est du département à cheval sur
les communes de Saint-Cyr-les-Champagnes et Saint-Mesmin. Il apparaît
comme une arête rocheuse de 1,5 km, culminant à 413
mètres, dominant les plateaux avoisinants. Son principal
intérêt réside dans la nature du sous-sol composé
d'une barre de quartzite.

La roche, compacte et très dure, composée de quartz
et de mica blanc, est d'un blanc éclatant lorsqu'elle est
fraîche, jaunâtre lorsqu'elle s'altère en surface.
Très acide, elle donne un paysage pauvre à végétation
silicicole, composée de landes à bruyères,
de myrtilles, molinie, ajoncs nains
La faune qu'elle abrite
s'y fait très discrète. On peut y écouter l'alouette
ou le pipit des champs et observer le vol du busard Saint-Martin
ou le passage des palombes
.
Lieu de recueillement, un pèlerinage a lieu le premier dimanche
de septembre, à la chapelle Notre Dame de Partout, édifiée
à la suite d'un grave incendie de la lande, en 1956, par
l'Abbé Gallice de Payzac assisté d'un groupe de jeunes.

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Une table d'orientation y fut édifiée en 1993
par le syndicat d'initiative intercommunal de Lanouaille
Elle guide le regard vers un paysage s'étendant de
la Corrèze à la plaine de Périgueux,
en s'appuyant sur le tracé de la rivière Auvézère.
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La commune de Saint-Mesmin aménage peu à
peu le site afin d'en faciliter la fréquentation. (ci-dessous
: bruyères du Puy des Ages)

Attention : l'équilibre
du site reste fragile. Ne pas marcher hors des sentiers, ne pas
prélever de terre, respecter la flore et la faune.
Source : étude du CAUE 24
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LA HAUTE VALLEE DE L'AUVEZERE.
Née dans le bocage limousin, l'Auvézère
est un affluent de l'Isle fort pittoresque. Sillonnant d'abord
le plateau corrézien, elle entre, dès la Forge de
Savignac-Lédrier, dans des gorges étroites et encaissées
avec parfois des à-pic de 150 m. Les diverses cascades,
notamment celle du Saut-Ruban, à Saint-Mesmin, dévoilent
le charme particulier de la rivière, telle un torrent ayant
creusé son passage au travers des falaises de schistes.
En aval de Génis, elle s'assagit pour serpenter dans une
vallée plus ouverte.
La lecture paysagère est très changeante depuis les
" balcons " des rebords de plateaux : Saint Mesmin, Charoncle,
Le Pervendoux, La Roche Pécou, par de petites routes tranquilles
ou depuis des sentiers balisés.

Deux zones naturelles d'intérêt écologique
faunistique et floristique marquent ce deuxième Espace naturel
sensible.
La végétation y est d'une grande biodiversité,
caractérisée par sa situation de transition montagne/atlantique
: selon l'exposition des versants, bois sombres de pente (charmaie,
frênaie) ou bois thermophiles (buis, troënes) et même
plantes saxicoles sur les rochers.
Suivant les niveaux, ont été repérées
des stations botaniques exceptionnelles. Digitales jaunes (ci-dessus),
Osmondes royales (ci-dessous), illets des Chartreux, polystich,
capillaires, joubarbes
sont accessibles aux promeneurs grand
public.

La faune y est tout aussi variée, avec en vedettes le cingle
plongeur, la loutre, la genette, les mouflons
.mais difficiles
à observer.

La force de l'eau y a induit, par le passé,
une véritable richesse industrielle ; en fond de vallée,
de très nombreux moulins et forges en ponctuaient le cours,
pour témoin la Forge de Savignac-Lédrier, le haut
fourneau d'Anlhiac et le moulin de Guimalet, mais aussi quelques
barrages hydro-électriques tels le Moulin du Pont et Marvit.
Sources : étude du CAUE 24 et thèse de P. Chatenet
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